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2018 : année positive !

Vendredi soir avait lieu la traditionnelle cérémonie des voeux aux Monsois. Le public venu très nombreux salle ALLENDE a, à l’issue du discours de Monsieur le Maire (ci-après), apprécié la prestation de l’ensemble intergénérationnel « les amis de choeur »…

« Bonsoir à tous et merci à chacune et chacun d’entre vous d’être présent ce soir. Vous le savez j’y suis extrêmement sensible.

 

Les années passent et j’ai l’impression qu’elles passent de plus en plus vite. Cette année, cette impression d’accélération du temps est accentuée par le fait, qu’il y a 3 mois, quasiment jour pour jour, j’étais déjà ici, beaucoup d’entre vous étaient présents à l’occasion de la cérémonie de la Légion d’Honneur.

 

Cela a été, à titre personnel, en 2017, un moment d’une très grande intensité, émouvant, inoubliable ; je vous le dois, grâce à la confiance que vous me faites depuis toutes ces années, et je tiens à vous remercier et à vous dire que cela a été un formidable encouragement à continuer, à donner tout ce que je peux donner pour cette fonction, cette ville et les Monsois.

 

Un discours de vœux c’est finalement assez simple. On parle du bilan de l’année écoulée, puis des projets pour l’année qui s’ouvre et on finit par des vœux plus personnels.

 

Je souscris très volontiers à ce rituel mais pour une fois, j’ai envie – et c’est assez symbolique – d’inverser les choses et de commencer par souhaiter à chacune et à chacun d’entre vous une bonne année 2018.

 

A vous tous :

 

 

Je vous souhaite très intensément, très chaleureusement, très sincèrement une belle année 2018 !

 

Je vous souhaite une bonne santé pour vous et vos proches. C’est toujours essentiel et on n’y pense jamais assez quand tout va bien.

 

Je vous souhaite une pleine réussite dans vos projets professionnels, personnels, dans vos engagements.

 

Je vous souhaite surtout d’apprécier chaque instant, l’instant présent comme ici et maintenant, de vivre pleinement vos émotions petites et grandes, de voir le beau, le bon dans l’ordinaire – un geste, un levé de soleil, un sourire – de voir l’invisible, de voir l’important, de comprendre et accepter ce qui est, de rejeter l’indifférence, de respecter les différences, d’aimer, de vivre des passions, mais aussi de voir émerger doucement le bonheur de chaque jour, de regarder ce qui va mieux, ce qui progresse, ce qui va de l’avant, d’agir, de passer à l’action, chacun à notre niveau face notamment au principal défi de notre époque, celui du respect de notre environnement.

 

C’est un programme un peu contemplatif, mais aussi volontariste et en tous les cas très positifs pour 2018 !

 

Je pense que cette vision positive, c’est aussi l’effet de cette impression de l’accélération du temps qui donne envie de savourer plus encore l’existence.

 

C’est peut-être aussi l’expérience de ce mandat. Vous savez je fais chaque jour de belles rencontres :

 

 

 

 

Je vous souhaite donc à tous de partager ce regard positif sur les choses qui peut contribuer, à défaut de changer le monde, à rendre la vie plus belle, à mettre un peu de bleu au ciel et à aborder d’une bonne façon cette nouvelle année. Soyez heureux car, comme le disait Jacques BREL, le bonheur est notre destin véritable !

 

A titre personnel, ma vie d’élu est difficile, prenante, exigeante mais aussi ponctuée de ces petits moments précieux – un encouragement, l’impression d’avoir été utile, un sourire, une main tendue –. Je les apprécie de plus en plus.

 

La page de 2017 est donc tournée.

 

Sur un plan politique, elle a marqué une rupture : le vieux monde a été renversé ! Samedi dernier, dans la salle d’attente de mon dentiste, je parcourais une revue d’il y a juste un an. Pour les augures sondagiés, l’élection présidentielle était jouée d’avance. Tout était entendu – un match LE PEN/FILLON – et l’on sait aujourd’hui que c’est un tout autre scenario qui s’est joué au printemps dernier.

 

En quelques mois tout a basculé, le système politique que l’on croyait inaltérable, les partis de droite et de gauche que l’on imaginait indéboulonnables et qui se sont retrouvés disqualifiés dès le premier tour et plongés dans une crise existentielle dont ils ne sont pas aujourd’hui sortis. Des élections législatives qui ont débouché sur une majorité de 312 députés appartenant à un mouvement politique qui n’existait pas un an plus tôt.

 

Trois commentaires de ma part sur ce « coup de théâtre permanent » de l’année 2017 :

 

 

J’avais alors indiqué que « pour moi le système politique français était à bout de souffle, que l’offre, que les pratiques des grands partis politiques ne correspondaient plus aux attentes des citoyens dans leur diversité, que les lignes de fractures qui structuraient la vie politique n’étaient plus adaptées, qu’il y avait urgence à une rénovation, à une régénération de la vie politique française qui pourrait difficilement provenir de l’intérieur des partis politiques existants mais viendrait plutôt de forces neuves, de mouvements plus libres et plus inventifs !

 

 

Mes mots datent d’il y a deux ans, bien avant « En Marche », je ne savais pas qui l’incarnerait mais j’aspirais à un changement radical. Cette intuition qui, à l’époque, pouvait apparaître un peu utopique s’est finalement concrétisée et je souhaite aujourd’hui pour la France que les nouveaux acteurs réussissent !

 

 

 

Et j’y viens.

 

Plutôt que de mettre en avant tel ou tel réalisation de 2017 – elles ont été nombreuses – je souhaite évoquer, ce soir, toutes les initiatives qui se développent autour du concept de l‘intergénérationnel.

 

Un mot un peu lourd mais qui désigne toutes les activités de détente, de découverte, d’échanges qui favorisent les rencontres entre les générations, des plus petits Monsois aux plus âgés.

 

En 2017, il y en a eu beaucoup :

 

 

 

 

Une semaine pour une initiative – je dirai presque un défi – unique en France et rendue possible grâce au formidable engagement des équipes de nos structures. Des jeux, des veillés, des sensations retrouvées qui ont beaucoup apporté aux enfants et aux résidents de l’UVA de l’EHPAD.

 

Il suffit, au-delà des mots parfois difficiles à trouver, de voir dans l’album photos, les regards pétillants, tendres, complices pour mesurer ce que ce séjour a apporté à chacun, lors de sa préparation et de son déroulement.

 

On peut aussi évoquer : les sorties au Musée de Plein Air, le travail sur « l’école d’antan », la radio « la voix des aînés » et le CréaLivres avec le projet impliquant l’école Montaigne et les Bruyères, tout ce qui s’est fait dans le cadre du Mois Bleu, le concours de chants et la chorale intergénérationnelle qui rassemble des résidents, des riverains et des enfants.

 

A la fin de mon propos, vous aurez un bel exemple de leur talent, de leur enthousiasme et écoutez bien les paroles de leur première chanson qui évoquent la vie qui passe, les rêves, les sourires, les plaisirs simples, le bonheur…

 

C’est finalement le même propos – mais exprimé avec beaucoup plus de talent – que celui que je vous tenais il y a quelques instants.

 

Toutes ces initiatives font du bien, portent sens, tissent des liens, contribuent à lutter contre les cloisonnements, contre l’isolement qui, hélas, caractérise parfois nos sociétés modernes.

 

Merci à tous ceux qui imaginent, organisent, s’impliquent dans ces actions. J’en ai cité quelques-uns. Je pourrai y ajouter l’accueil de jour « Les Charmilles », le service culture, le Centre Social, la SEGPA de Rabelais, la bibliothèque, le M’Café, les associations « Carambolage », « Bien vivre dans nos résidences » et bien sûr mon excellente adjointe aux aînés Brigitte ADGNOT.

 

Tout cela demande un gros investissement qui dépasse le cadre traditionnel du travail et je tiens à vous formuler, à tous, mes plus sincères remerciements.

 

Ces actions se poursuivront, se renouvelleront en 2018.

 

2018, une année qui va être tonique, rythmée pour les services municipaux. Nous nous sommes mis en ligne, au niveau financier et technique, pour atteindre, si tout se passe comme prévu, un record d’investissement à la fois en volume et en nombre de projets.

 

Avec toujours nos priorités :

 

 

 

 

Nous allons étendre le réseau de vidéoprotection, finaliser le projet de la nouvelle crèche, créer un skate-parc à la Solitude – il y a de futurs utilisateurs dans la salle – une nouvelle aire de jeux rue Millet ; rénover la salle de projection du Fort ; le Fort qui verra, en 2018, la réouverture de son restaurant.

 

La Mission Locale pour l’emploi investira ses nouveaux locaux et en mars, nous inaugurerons la nouvelle Maison du projet juste à côté d’ici : le Lien qui va bénéficier d’un formidable partenariat avec la Cité de l’Architecture. C’est là que les Monsois pourront venir s’informer, donner leurs avis, se renseigner, se concerter, co-construire le prochain programme urbain auquel le « Nouveau Mons » est éligible. Ce sera aussi le lieu de rencontre des membres du Conseil Citoyen que je tiens à remercier.

 

Voilà une multitude de grands projets pour une ville qui, en dépit d’un contexte toujours incertain pour les collectivités et grâce à une gestion sérieuse, se donne des capacités d’investissement exceptionnelles.

 

A côté de cela, nous poursuivrons en 2018 nos efforts pour améliorer au quotidien les services aux Monsois, je pense, par exemple, à l’inscription en ligne à nos centres de loisirs, nous adapterons le fonctionnement municipal au choix que ferons, dans quelques jours, les parents d’élèves de la ville concernant l’organisation de la semaine scolaire.

 

Sur ce plan, je déplore la fréquence des changements (c’est le 4ème en 10 ans) sans que des évaluations sérieuses ne soient faites et je déplore aussi que ce choix relève désormais du niveau local et non du niveau national ; c’est pour moi une source de débats sans fin et d’inégalités entre les communes, les écoles… Enfin, la ville sera à l’écoute de tous les parents et s’organisera en conséquence.

 

2018 sera aussi marquée par les nombreux grands rendez-vous festifs, culturels, associatifs, commémoratifs qui rythment nos années et contribuent au « bien vivre ensemble » à Mons.

 

Je pense naturellement à tous les événements qui auront lieu dans cette salle qui nous a déjà offerts tellement de belles émotions dans sa première année de fonctionnement.

 

Nous donnerons une ampleur toute particulière à la commémoration du centenaire de l’Armistice de la Grande Guerre avec des expositions, des voyages et un très grand rassemblement de groupes vocaux, le 11 novembre 2018, autour de nos anciens combattants.

 

J’évoquerai François FABER pour faire le lien vers les « dimanches du Barœul ». François FABER disparu en Artois, lors de l’une des plus grandes offensives de la Grande Guerre. François FABER « le géant de Colombes » au destin romanesque qui vécut la crue centennale de la Seine en 1910, croisa Jean JAURES, quelques jours avant son assassinat, et qui remporta le 7ème Tour de France en 1909.

 

Le Tour de France sera le thème retenu par les « dimanches du Barœul » qui offrent, chaque été, un parfum de vacances à des centaines de participants dans l’éco parc du Barœul.

 

Même en vacances, je m’efforce toujours d’y participer car c’est vraiment un bon moment. Je ne le promets pas cette année puisque l’un de mes vœux personnels c’est de profiter de ces quelques jours d’accalmie de la vie municipale pour faire non pas le Tour de France mais la traversée de la France à vélo. Avec les outils modernes, il y aura peut-être un lien, une connexion vidéo à faire avec les « dimanches du Barœul ».

 

Voilà donc un rêve personnel pour 2018 mais je souhaite aussi, cette année, concrétiser un rêve municipal. Il ne sera pas très visible, il s’agirait simplement de pouvoir apposer ma signature en bas d’une convention nous engageant pour le second Programme de Rénovation Urbaine.

 

Notre ville a été profondément transformée depuis 10 ans ; tout le monde le dit et dans la dernière enquête auprès des Monsois, 80 % des personnes qui ont répondu se montrent satisfaits de ces changements, de la rénovation urbaine. C’est un travail considérable pour nous, un travail qui demande l’adhésion et la participation des Monsois.

 

Je souhaite pouvoir poursuivre et achever cette incroyable et indispensable transformation. Il y en aura déjà quelques signes cette année avec la démolition partielle d’un grand immeuble à l’arrière de la Mairie, avenue Marc Sangnier.

 

Ce rêve – appelé à devenir réalité – ne concerne pas que 2018 mais se concrétisera sur une petite dizaine d’années ; c’est le temps que nécessitent ces programmes.

 

C’est un vœu assorti d’impatience. L’éligibilité du « Nouveau Mons » à ce programme date d’il y a 3 ans mais vraiment, que ces procédures sont longues !

 

Il était aussi assorti d’inquiétude quant à la possibilité des partenaires, je pense en particulier aux bailleurs, qui sont un peu chahutés depuis quelques mois, d’y prendre, notamment sur un plan financier, toute leur part.

 

La ville, quant à elle, est prête et sera au rendez-vous ! Nous mettrons toute notre énergie en 2018 pour convaincre et mobiliser nos partenaires autour de cette vision de l’avenir de Mons.

 

Chaque année, depuis que je suis Maire, j’arrivais aux vœux avec une bonne nouvelle, une forme d’étrenne en vous annonçant que tous nos projets seraient mis en œuvre sans toucher à nos taux d’imposition.

 

Ce sera encore le cas cette année. Par contre, compte tenu de la réforme de la taxe d’habitation, nous sommes face à un paradoxe.

 

Vous le savez, le gouvernement a prévu une disparition progressive en 3 ans de la taxe d’habitation pour 80 % des contribuables et, peut être, sa disparition totale à terme ; c’est ce que la ministre a annoncé hier. Je pense qu’il faudra y parvenir car, en l’état, la réforme, provoque des effets de seuil trop importants entre ceux qui  seront exonérés et ceux qui devront la payer. Mais attention, la ministre, démentie par un autre, a aussi évoqué la perspective d’un nouvel impôt… A suivre !

Par contre, le paradoxe c’est que les Monsois, qui paient une taxe d’habitation très basse par rapport aux autres communes, bénéficieront donc un peu moins des effets de cette réforme.

 

C’est ainsi, les bons élèves ne sont pas toujours récompensés…

 

Voilà j’ai été long, trop long, comme chaque année. Mais on n’a pas souvent l’occasion – c’est même la seule fois dans l’année – de se rencontrer et d’évoquer les projets, le cap, la vision que l’on a de l’avenir de notre commune.

 

Dans l’enquête que j’évoquais tout à l’heure, j’ai noté que 2/3 des Monsois ont une bonne ou une très bonne image de notre ville et que les 3/4 considèrent qu’elle s’améliore. C’est pour mon équipe et les 300 agents de la ville, que je tiens à nouveau à remercier, un formidable encouragement.

 

Voilà bonne année à Mons ! Bonne année à chacun d’entre vous ! Et n’oubliez pas que j’ai commencé mes propos par des vœux plus personnels, par un encouragement à apprécier chaque instant de nos vies, à voir le beau et le bon, à nous engager, chacun à notre niveau, pour que demain soit meilleur, à apprécier pleinement les moments de convivialité comme celui que nous vivons ensemble ce soir.

 

Bonne année à Mons ! Bonne année à tous ! Et place à la chorale, à la musique. Ecoutez bien les paroles !

 

Nous sommes bien à Mons en Barœul ! Bonne année à tous ! »